« VIVA ! » Loquace compagnie
25 avril à 20h30
8€ – 12€

VIVA !
Ecriture, mise en scène, et jeu : Daniel Olmos et Lisa Peyron
– Loquace compagnie–
https://laloquacecompagnie.com/viva-un-spectacle-theatre-objet-de-la-loquace-compagnie/
sur la scène de la salle des fêtes de BERNEDE, le samedi 25 AVRIL 2026 à 20 h 30
« Voilà 50 ans, dans un petit village de Castille, Pepe, mon grand-père a tué Maria, ma grand-mère. Je l’ai appris bien des années plus tard, presque par hasard. ».
VIVA ! est une histoire vraie. Celle d’une famille espagnole traversée par la guerre civile et la dictature franquiste.
VIVA ! est le récit d’un tabou sociétal et familial.
Sur le plateau un bureau. Dans les tiroirs, des objets. Craie, rouleau de scotch, agrafeuse et taille-crayon… vont tenter de reconstituer l’Histoire.

« Pepe est abarquero.
Il y a certains mots qui, une fois traduits, perdent tout leur sens. “Abarquero” est un de ceux-là.
Pepe découpe des patrons dans de vieux pneus, taille des lanières avec de longs morceaux de cuir dur, assemble le tout grâce à quelques agrafes qui finiront par rouiller dans la boue des chemins.
Pepe fabrique des chaussures, mais pas n’importe lesquelles : des abarcas. Authentiques chaussures handmade in Castilla ! froides en hiver et chaudes en été. Inconfortables mais increvables. Au village tout le monde les porte, hommes et femmes, petits et grands.
Quand l’ampoule nue de son atelier est éteinte, c’est qu’il est parti vendre sa marchandise au marché. Bavard, blagueur, rusé et peu discret sur ses opinions, il connaît tout le monde et tout le monde le connaît.
Là où vous ne le trouverez jamais c’est à la messe, bien que le Père Don Honorato soit un bon ami. Mais à Noël, quand le froid joue du coude à coude avec la faim, il sort devant sa maison
une table bancale recouverte d’un tas de paires d’abarcas pour celles et ceux qui ne peuvent pas se les payer.
Au matin il ne reste plus rien. Une année, même la table a disparu. Je pourrais vous raconter des ceeeeentaines d’histoires de Pepe !
De María par contre, je sais peu de choses.
J’aimerais la connaître mieux, mais vous savez, à cette époque, les femmes doivent rester discrètes. »Donc elle est discrète, María. Patiente. Son travail à elle, c’est une maison, un mari et six enfants.
Le 18 juillet 1936 le coup d’État en Espagne marque le début de la guerre. Dans l’après-midi du 20 septembre 1936, une patrouille fasciste débarque sur la place du village. Elle vient chercher los rojos, les rouges. Trois hommes et une femme montent dans le camion pour un dernier voyage : “el paseillo” comme ils disent, “la petite balade”. Parmi eux se trouve Pepe.

Et María ?
Juste avant le départ du camion, un petit garçon de huit ans-mon oncle- traverse la place en courant vers les militaires :
– “Ma mère m’a dit d’apporter ce manteau à mon père”.
– “Là où va ton père, il n’a pas besoin de manteau”. Le camion démarre sous le regard des villageois et roule jusqu’à la porte du cimetière. Là, le curé Don Honorato, présent pour donner l’extrème-onction aux malheureux, intervient et le fait libérer de justesse.
Pepe rentre à la maison mais il ne sera plus jamais le même. Le Pepe d’autrefois est resté dans le camion avec les autres.
Le nouveau Pepe, celui que l’effroi a créé, s’enferme dans son atelier parmi les monstres qui grandissent sous son crâne malade.
Et quand il sort : alcool, éclats de voix, verres brisés, coups toujours plus violents, toujours plus fréquents.
Et María ?
María tient bon.
– “Les enfants, allez jouer dehors et ne revenez pas tant que je ne viens pas vous chercher. »
Et ce qui se passe derrière la porte fermée, reste derrière la porte fermée.
Silence.
Et ainsi mois après mois. Année après année. Le 10 mai 1973, après le silence, la porte s’est rouverte mais María n’est pas sortie de la maison.
Pepe a marché treize kilomètres, jusqu’à la caserne de la Guardia Civil.
– « J’ai tué ma femme. »
Il est condamné pour homicide volontaire et placé en hôpital psychiatrique.
Il y meurt deux ans plus tard, la même année que Franco.
Et les deux dictatures sont finies »

Sans jamais oublier le pouvoir salvateur de l’humour, VIVA! interroge la part de responsabilité collective tapie dans les actes individuels, la capacité d’une société à se réparer et à se transformer. Avec le théâtre d’objet, tous les chemins sont possibles!
Le calvaire et la mort de Maria déchirent le cœur, mais avant ce final poignant, les rires ont souvent explosé
L’ex-avocat Daniel Olmos et Lisa Peyron ont de l’humour et de la fantaisie à revendre. Ils n’hésitent pas à mettre sous le tapis tout ce qui encombre. Pour revenir aux chemins évoqués au début, on sait que celui de l’humour mène très régulièrement sur les sentiers de l’émotion. Ici, le but est atteint. Daniel Olmos et Lisa Peyron les ont empruntés avec une belle aisance, dans ce spectacle fourmillant d’idées et d’inventions scéniques.
Cela donne envie de crier : Viva !
VIVA! a reçu le prix du meilleur spectacle de théâtre documentaire au Festival FETEN 2026 de Gijón (Espagne).
VIVA! figure parmi les 10 meilleurs spectacles de théâtre de 2025 pour le journal El Pais
Lors de son passage à la FIRA TITELLES LLEIDA 2024 le spectacle VIVA! a été trois fois primé
Spectacle tous public , à partir de 12 a,ns
Durée : 75 mn
Une proposition de la communauté de communes d’ AIRE SUR L’ADOUR, de la municipalité de BERNEDE et de l’association Et zou ! SITE&CAP
Participation : 12€ / Tarif réduit : 10€ / moins de 18 ans : 8€
Moins de 8 ans : gratuit !
RENSEIGNEMENTS & RÉSERVATIONS
05 62 08 43 81
pour réserver, c’est aussi ici :
pour covoiturer, c’est ici :
https://togetzer.com/index.php?view=organiser&slug=3tbnxr
